Michel Moraguès, flûte

photo Christophe Abramowitz

Biographie

Soliste à l’Orchestre National de France et Professeur de Musique de Chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris depuis 1989, Michel Moraguès enseigne également la musique de chambre au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rueil-Malmaison depuis 2002.

Entré à 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Jean-Pierre Rampal et Alain Marion ; il en ressort, deux ans plus tard, en 1979, avec un premier prix de flûte (à l’unanimité, premier nommé, avec félicitations) et un premier prix (à l’unanimité) de musique de chambre dans la classe de Christian Lardé. En 1978, il est lauréat du concours international de la Guilde des Artistes Solistes de Paris, puis en 1981, du concours international de Budapest. Il enrichit son apprentissage auprès des flûtistes Michel Debost puis Aurèle Nicolet qui ont été également d’une très grande inspiration pour lui.

Après avoir enseigné la flûte dès l’âge de 17 ans à l’Ecole National de Musique de Châlon sur Saône puis au Conservatoire de Région de Saint-Maur des Fossés, ainsi qu’à l’Académie Internationale des Arcs, Michel Moraguès est aujourd’hui régulièrement invité en Europe, aux Etats-Unis et en Asie pour donner des master classes.

Chambriste passionné, il crée en 1980 avec ses deux frères Pierre et Pascal, ainsi qu’avec Patrick Vilaire et David Walter, le Quintette Moraguès ; formation avec laquelle il parcourt, depuis, le monde entier.

Michel Moraguès se produit également en musique de chambre avec d’autres partenaires prestigieux tels que : Barbara Hendricks, Sandrine Piau, Nora Gubbich, SchlomoMintz, Régis Pasquier, Gérard Poulet, Raphaël Oleg, FérardCaussé, Bruno Pasquier, Nicholas Anguelich, Philippe Cassard, Michel Dalberto, Claire Désert, Brigitte Engerer, Christian Ivaldi, Jean-Claude Pennetier, Pascal Rogé, Christoph Henkel, Anne Gastinel, Roland Pidoux, Frédérique Cambreling, Christine Icart, isabelle Moretti, Marielle Nordman, Julie Palloc, ou encore les Quatuors Ysaÿe, Elysée, Manfred, Parisii, Kocian, Psophos, Sine Nomine, le trio Wanderer, etc.

Son expérience d’orchestre depuis 1989 lui a permis de jouer sous la baguette de chefs tels que : Leonard Bernstein, Pierre Boulez, Eugen Jochum, Lorin Maazel, Seiji Ozawa, Bernard Haitink, Riccardo Muti, Sir Colin Davis, Georges Prêtre, Charles Dutoit, Kurt Mazur, Daniele Gatti, Neeme Järvi, Paavo Järvi, Kristjan Järvi.

Nombreux enregistrements dont un chez Auvidis Valois lui a valu « une victoire de la musique » avec la harpiste Isabelle Moretti, puis un second, toujours chez Auvidis Valois, avec le Quintette Moragues, « le grand prix du disque de l’Académie Charles Cros ». Son enregistrement chez Saphyr productions des poèmes de Ronsard d’Albert Roussel avec la chanteuse Sandrine Piau, fut salué par la revue le Monde de la Musique en juillet 2006 comme « la plus belle version à ce jour ».

Il crée en 1993, le festival de musique de chambre « Musique en Grésivaudan », dont il assume la présidence et la direction artistique jusqu’en 2003.


Michel Moraguès propose des programmes dans diverses formations (programmes détaillés sur demande: clarissedemonredon@gmail.com)

  • Mozart: les quatuors avec flûte
  • flûte et piano
  • flûte et harpe (Rossini, Ibert, Piazzola, Bach, Glück…)
  • flûte, harpe et quintette à cordes (autour du concerto pour flûte et harpe de Mozart)
  • récital baroque: flûte, hautbois, clavecin et basse continue)
  • flûte, alto et harpe (Bruch, Debussy….)
  • flûte, violoncelle et piano (Haydn, Beethoven, Weber…)

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Photos

photos C. Abramowitz

Discographie


Trio Walter – hautbois, basson et piano

David Walter, hautbois – Rie Koyama, basson – Frédéric Lagarde, piano


Le trio Walter est né en 2012 de la réunion de la bassoniste Rie Koyama, du pianiste Frédéric Lagarde et du hautboïste David Walter. Tout trois virtuoses reconnus (près de 40 récompenses internationales cumulées), ils sont également de fervents chambristes, partageant la scène avec de très nombreux partenaires : Quintette Moragues, ensemble Pasticcio Barocco, ensemble Calliopée…

Au répertoire original, le Trio Walter ajoute des transcriptions réalisées par David Walter (Tchaikovsky, Chausson, Bruch, Beethoven, Mozart…). Le premier enregistrement du trio réunit l’op. 11 de Beethoven et les 8 pièces op. 83 de Bruch. Les compositeurs Hristo Yotsov et  Gotthard Odermatt ont également composé  spécialement à l’intention du  trio Walter. La première mondiale du « Bruissement du vent » de G. Odermatt a été donnée à Wengen le 26 juin 2022.


Les programmes du trio Walter proposent des oeuvres originales et des transcriptions, ainsi que des programmes alternant les pièces en trio et en solo ou duo (programmes détaillés sur demande: clarissedemonredon@gmail.com)
  • Les grands classiques: Beethoven, Bruch, Poulenc, Mendelssohn, Mozart…
  • Les compositeurs plus rares : Tajcevic, Yotsov, Destenay, Glinka, Odermatt…

Les programmes permettent de découvrir des oeuvres moins connues.

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Discographie


David Walter, hautbois, chef d’orchestre

David Walter – photo Y. Perton

Biographie

Premier prix de hautbois et de musique de chambre du CNSM de Paris, David Walter a également remporté cinq prix internationaux (Ancona, Prague, Munich, Belgrade et Genève). Il est nommé en 1987 professeur de hautbois et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, puis professeur à la Guildhall School of Music de Londres (de 1997 et 2009).

Appelé sur les cinq continents comme soliste et pédagogue, il dirige ainsi Le Mariinsky St Petersburg, le Simon Bolivar de Caracas, L’Orchestre National d’Ile de France, l’opéra de Bordeaux, l’Orchestre de chambre Royal de Wallonie, Orquestra Metropolitana de Lisboa, l’Orchestre de Bretagne et l’Orchestre d’Auvergne…

Son importante discographie parcourt l’ensemble de l’histoire de la musique de Couperin à Stockhausen.

Il est membre fondateur du Quintette Moragues depuis 1980 et complète une intense activité de « chambriste » avec de nombreux autres partenaires.

Transcripteur de plus de 1000 adaptations allant de la sonate à l’opéra entier, David Walter a également composé une trentaine d’œuvres. Son opéra-conte, La jeune fille sans mains d’après une adaptation du conte des Frères Grimm en collaboration avec la dramaturge Emmanuelle Cordoliani été créé le 10 février 2015 au Théâtre de Dijon. Il l’a dirigé à la Philharmonie de Paris à la tête de l’Orchestre de l’Ile d e France en décembre 2016.


Programmes détaillés sur demande: clarissedemonredon@gmail.com

Programmes d’oeuvres originales et de transcriptions élaborés pour les pupitres de vents de l’orchestre: une vingtaine de musiciens + selon les programmes, contrebasses et/ou percussions:

  • Brahms – Caplet – Dvorak (2222/2000 + ctb)
  • Mozart (2222/2000 + ctb)
  • Rossini – Falla/Bizet/ Chostakovitch – Moussorgsky (2222/4231, perc., sax ctb)
  • Strauss – Dvorak (2222/4000 + vlc + ctb)
Répertoire de soliste sur demande

Pour ce qui concerne le Quintette Moraguès: retrouvez tout sur leur page

Site de David Walter

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Discographie


Gary Hoffman, violoncelle

Gary Hoffman, photo William Beaucardet

La Passion du Grand Large

On joue comme on est ». Ces quelques mots ont rarement paru aussi justes dans le cas de Gary Hoffman. 

Face au public et à ses étudiants de la Chapelle musicale Reine Elisabeth de Belgique ainsi que des plus prestigieux campus américains, il ne vient pas délivrer un message. Il se tient devant nous, nullement pour nous plaire. Il joue par nécessité, parce que la musique et la vie ne font qu’un. Cela parait si simple dans un monde noyé d’images, de slogans et de prises de positions.

Comme tout poète de la scène, Gary Hoffman assume très tôt ses choix. De ses parents, tous deux musiciens professionnels puis de ses professeurs, Karl Fruh à Chicago et plus encore, de Janos Starker, il ignore la compromissionL’obtention du Premier Grand Prix Rostropovitch, à Paris, en 1986 lui a ouvert des portes. Pour autant, il n’a jamais transigé sur ses choix artistiques.

Il joue pour être lui-même. Les règles s’imposent naturellement : maîtriser la technique et entrer pas à pas dans l’univers d’une œuvre. Mais dans quel but ? C’est bien au-delà de la perfection qu’il faut chercher… Car c’est lorsque son jeu éveille la beauté d’une phrase et qu’il en fait partager la lumière, que l’artiste est comblé. A ses yeux, le culte de l’efficacité et de la puissance ne s’impose jamais devant l’expression de la beauté, celle qui le nourrit depuis sa jeunesse quand il écouta les plus grands musiciens et qu’il découvrit le cinéma et la peinture, ses autres passions. Bâtir une philosophie de la vie grâce à l’art : existe-t-il plus noble ambition ? 

Il joue pour transmettre le respect absolu de la partition, mais aussi la remise en cause de la tradition. Admirer n’est pas s’asservir. Ses enregistrements chez La Dolce Volta en témoignent. Entrer sur scène ou observer le micro qui capte l’onde, c’est avoir déjà pensé, ne s’être interdit aucune réflexion, même à contre-courant des modes du temps présent. Aux jeunes musiciens, il transmet le goût du doute, de la curiosité et du risque, depuis le grand répertoire jusqu’à la création. Pourquoi sommes-nous séduits par tant d’artistes du passé dont on reconnaît bien volontiers, aujourd’hui, l’imperfection du jeu ? Comment ne pas déjà chanter intérieurement avant même de poser l’archet sur les cordes du violoncelle, d’autant plus que celui qui l’accompagne est le Nicolo Amati de 1662 ayant appartenu à Léonard Rose ?

Il joue pour un idéal, depuis ses débuts au Wigmore Hall de Londres, à l’âge de 15 ans : servir le compositeur par une proposition, sa proposition. Dès lors, impossible de se mentir à soi-même sous le regard d’un Pablo Casals ou d’un Arthur Rubinstein. Gary Hoffman évoque l’un des moments les plus bouleversants de sa vie : lorsqu’il vit le pianiste traverser la scène pour aller au clavier. Le simple mouvement de son corps dans l’espace devint l’essence même de son existence, le prélude à l’indicible. C’est le silence, ce refuge entre les notes qui fait exister la musique. Elle se suffit à elle-même, elle calme les douleurs de la vie. Gary Hoffman ne fait pas de différence entre le mot et la vibration de la corde … Tout n’est que délicieuse confusion et merveilleuse imprévisibilité. Comme la vie.


Programmes détaillés sur demande: clarissedemonredon@gmail.com

  • violoncelle seul – enregistrement des Suites de Bach (parution 2027)
  • récital avec piano (avec Chloé Mun)
  • Trio piano clarinette violoncelle (avec Pascal Moraguès et Claire Désert)
  • Trio piano violon violoncelle (avec Valery Sokolov , violon)

Programmes 2027:

  • Bach: Les Suites (un ou deux concerts)
  • Beethoven: les Sonates et Variations pour violoncelle et piano

Site de Gary Hoffman

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Discographie (extraits)


Vanessa Wagner, piano

Décrite par le quotidien Le Monde comme “la pianiste la plus délicieusement singulière de sa génération”, Vanessa Wagner poursuit une carrière à son image, originale et engagée, mêlant les récitals classiques, la création contemporaine, la pratique des instruments anciens, la musique de chambre, ainsi que les rencontres transversales avec d’autres pratiques artistiques.

Ces dernières années, elle a collaboré avec des artistes tels que Murcof ou Rone, Yoann Bourgeois, Arthur H, Romane Bohringer, Marianne Denicourt, et a participé à plusieurs créations chorégraphiques signées par Emmanuelle Vo-Dinh, Sylvain Groud, Petter Jacobson.Très investie dans la musique de son temps, elle est dédicataire de plusieurs pièces de Pascal Dusapin, François Meimoun, Amy Crankshaw, Alex Nante…

Réputée pour ses couleurs musicales, l’intensité de son jeu et la richesse de son toucher, son vaste répertoire sans cesse renouvelé est le miroir d’une personnalité toujours en éveil, tissant patiemment des liens entre des univers trop souvent cloisonnés.

En 2016, elle a enregistré pour le label InFiné l’album très remarqué « Statea » (ffff Télérama) avec le producteur Murcof, associant piano et électronique autour de pièces minimalistes de Philip Glass à John Cage, qui a donné lieu à de nombreux concerts de par le monde. 
Fruit de sa nouvelle collaboration avec le label La Dolce Volta, un album « Mozart, Clementi » sorti en 2017 réunissait sa pratique du piano-forte et du piano moderne. Celui-ci a d’ailleurs reçu les honneurs de toute la presse musicale, ffff de Télérama ou le Monde, comme l’ensemble de sa large discographie qui a reçu de nombreuses récompenses. Elle aborde tout le grand répertoire, depuis son premier disque Rachmaninov en 1996 à Mozart, Schumann, Schubert, Brahms, Liszt, Scriabine, Debussy, Ravel, Berio, Dusapin…
Elle a sorti en 2018 un nouvel opus qui mêle le Liszt méditatif des « Harmonies Poétiques et Religieuses » en écho à des oeuvres mystiques d’Arvo Pärt. 

En 2019, elle consacre un enregistrement au courant minimaliste dans un disque intitulé « Inland » (Infiné) qui comporte quelques pièces rares ou inédites d’un répertoire qu’elle affectionne particulièrement. Très remarqué, il a donné lieu à de nombreux concerts. Elle poursuit son exploration du répertoire post-minimal, avec “The Study of the Invisible” (mars 2022) puis “Mirrored” (2022) donnent à découvrir tout un pan de la musique d’aujourd’hui encore peu joué par des musiciens classiques qui réunit Nico Mulhy, Bryce Dessner, Brian Eno, Philip Glass, Caroline Shaw ou Harold Budd dans un voyage intime et puissant. 

Avec le pianiste Wilhem Latchoumia elle enregistre “This is America” (2021) consacré au grand répertoire américain pour deux pianos. Ce disque a reçu un accueil très chaleureux de la presse et du public, avec notamment un Diapason d’Or, un choc de Classica. Le duo se produit très régulièrement depuis.  Le 4 octobre 2024, elle sort conjointement deux disques : Everlasting Seasons, autour des Saisons de Tchaïkovsky, accompagnées de Grieg, Sibelius et Mendelssohn (La Dolce Volta)  et Pianos Twins, un second disque en deux pianos avec Wilhem Latchoumia, consacré à un répertoire français (Satie, Ravel, Debussy).

Le 12 septembre 2025, elle sort l’Intégrale des Etudes de Philip Glass,  sous le label InFiné un disque événement accompagné d’une belle tournée de concerts.

Consacrée « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique en 1999, Vanessa Wagner s’est depuis produite à travers le monde entier, et sa carrière depuis 20 ans ne cesse de s’enrichir.
Elle est l’invitée de nombreux orchestres dirigés par Charles Dutoit, François-Xavier Roth, Jean-Claude Casadesus, Theodor Guschlbauer… et se produit régulièrement dans des salles comme la Philharmonie de Paris, le Grand Auditorium de Radio France, le Théâtre de Bouffes du Nord, le Théâtre des Champs Elysées, la Seine Musicale, le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, l’Oriental Art Centre de Shanghai,  le Symphony Hall d’Osaka, la Cité de le Musique de Rio,  l’Académie Santa Cecilia de Rome, le Royal Albert Hall de Londres, Skirball Center de New York…
Vanessa Wagner est également à l’affiche des grands festivals comme la Roque d’Anthéron, Le Festival Présences de Radio France, Piano aux Jacobins, le Festival International d’Aix-en Provence, les Folles Journées,  le Lille Piano Festival…
Directrice artistique du Festival de Chambord depuis 2010, elle élabore une programmation ambitieuse et éclectique et a créé en 2020 le Festival de Giverny.

Elle a été décorée de la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur en avril 2023.

Programmes détaillés sur demande: clarissedemonredon@gmail.com

  • Philip Glass:
    • l’intégrale des Etudes (2h20)
    • une sélection d’études et autres pièces
    • JS Bach / P Glass
  • Programmes classiques
    • Schumann, Schubert, Mendelssohn, Tchaïkovsky, Grieg, Liszt, Debussy…
  • Deux pianos avec Wilhem Latchoumia
  • Piano / Electro (Statea…)
  • Piano et récitant

Site de Vanessa Wagner

Philip Glass: The Complete Etudes – InFiné – octobre 2025

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Discographie

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Jean-Philippe Collard, piano

Au coeur des couleurs

Jean-Philippe Collard appartient à cette catégorie d’artistes qui se déplacent dans l’espace comme ils jouent : les gestes mesurés effleurent les lumières jusqu’à ce qu’il s’installe devant l’instrument. Le pianiste est venu écouter ceux qui sont venus l’entendre. Sa proposition est celle d’un dialogue sans parole. Juste par le regard puis le son. Une infinité de sons.

Cette connivence si particulière dissimule tout le travail préparatoire d’avant-concert : l’oubli de la nervosité – que les après-midis sont longues avant l’entrée sur scène ! – la domination d’un corps impatient, la canalisation du courage, la maîtrise des ultimes instants avant le saut dans le vide, c’est selon. Il est nécessaire, dit-il, « d’être aspiré par la musique, être apaisé pour retrouver le chemin de la spontanéité et capter le public ». Transmettre et révéler la beauté de la musique dépasse la nature d’une passion : la démarche est de l’ordre de la nécessité vitale pour laquelle il faut se résoudre à partager ses propres émotions, sans désir de conquête en retour. Une offrande, immense, après des centaines de concerts et plus d’une soixantaine d’enregistrements.

« Il faut toucher au cœur et ne pas trop intellectualiser les œuvres labourées depuis des années » affirme aussi l’interprète. Elles composent une prodigieuse récolte, les fruits du romantisme, de Chopin et de Schumann, prolongée jusqu’à Rachmaninov et embellie de deux siècles de musique française.

Tous les mondes sonores de Jean-Philippe Collard sont imprégnés de couleurs, cette « sensation que produit sur l’organe de la vue, la lumière diversement réfléchie par les corps » propose le dictionnaire Littré avec une perception épicurienne inhabituelle dans un tel ouvrage et, pourtant, si familière chez un pianiste qui se dit, précisément, « affamé de couleurs ». Mais pas n’importe lesquelles. Gourmet des pigments, l’artiste sait ce qu’est la nuance en toute chose, lorsque les paysages sonores au tempérament mesuré résonnent dans l’irisation des arpèges et la caudalie des accords. Quand il se remémore son apprentissage auprès de Pierre Sancan, l’amitié de Vladimir Horowitz puis ses rencontres dans le monde entier aux côtés du gotha des chefs et des plus grands orchestres, Jean-Philippe Collard sait qu’il peut tout dire au public. Alors, il a rendu hommage aux dieux des couleurs, ses compositeurs.


Programme de concert

  • BACH Toccata, adagio et fugue en ut majeur, BWV 564
  • RAVEL Pavane pour une infante défunte, Sonatine, Oiseaux tristes et Alborada del gracioso
  • RACHMANINOV 6 moments musicaux op. 16

Site internet de Jean-Philippe Collard

Plein Jeu, parution automne 2025 La Dolce Volta

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Photos JB Millot

Discographie

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